Statistiques d'une étude rétrospective en thèse

Réponse rapide

La majorité des thèses de médecine sont rétrospectives et monocentriques. Les stats descriptives et comparatives simples sont légitimes, mais vous devez assumer les biais de sélection, de mesure et de confusion non contrôlée. Évitez les conclusions causales ; parlez d'association. Une analyse multivariée peut atténuer mais pas éliminer ces limites.

Ce qu'une rétrospective permet (et interdit)

Permet : décrire une pratique locale, comparer deux périodes ou deux traitements reçus, générer des hypothèses pour des études futures.

Interdit de prétendre : prouver la supériorité causale d'un traitement comme un essai randomisé.

Plan d'analyse type Santé-stat pour cohorte rétrospective

  1. Flowchart : patients identifiés → exclus → analysés
  2. Table 1 : comparabilité des groupes à baseline
  3. Résultat principal brut puis ajusté si pertinent
  4. Analyse de sensibilité (ex. exclusion des données manquantes)
  5. Discussion des biais dans un paragraphe dédié

Variable « traitement » héritée de la pratique clinique

Les patients n'ont pas été randomisés : confusions probables (âge, gravité). Une régression multivariée ou un appariement (PSM) peut aider à nuancer, rarement à « corriger » entièrement.

Questions fréquentes

Rétrospective = pas besoin de comité d'éthique ?

En France, renseignez-vous sur le CPP et la méthodologie MR-004/MR-003 selon votre design. La dimension statistique n'exempte pas des obligations réglementaires.

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