Le piège du « il faut quand même une p-value »
Santé-stat voit régulièrement des thèses de 12 à 18 patients où le directeur insiste pour « comparer deux techniques ». Statistiquement, une seule comparaison peut se défendre ; cinq comparaisons sur 15 sujets produisent surtout du bruit.
Ce qui reste défendable
- Description de cohorte avec IC95 % sur proportions (méthode exacte ou Wilson)
- Une comparaison principale prévue avant le recueil
- Analyse qualitative complémentaire si l'effectif est trop faible pour inférer
- Courbe de survie descriptive sans multivariée si < 10 événements
Reformulation de l'objectif (exemple réel)
Avant : « Comparer l'efficacité de A vs B. »
Après : « Décrire la prise en charge et le taux de complication à 90 jours chez les premiers patients opérés par la technique B dans notre service, et comparer de façon exploratoire à la technique A historique. »
Phrase pour la Discussion
« La taille limitée de l'échantillon (n = 14) restreint la puissance statistique et impose une interprétation prudente ; nos résultats orientent une étude multicentrique future. »
Questions fréquentes
Peut-on soutenir une thèse uniquement descriptive ?
Oui, si la question clinique et la rigueur du recueil sont solides. Beaucoup de thèses descriptives monocentriques sont validées chaque année.
Besoin d'aide pour les statistiques de votre thèse ?
Santé-stat accompagne les internes en médecine depuis plus de 80 thèses. Première réponse sous 24 h.
Obtenir une analyse gratuite